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DMLA : foire aux questions

Liens utiles :  National Institute of Health (USA) (en anglais), Revue Médicale Suisse (en français)

La DMLA conduit-elle à la cécité ?
La maladie touche la portion centrale de la rétine et altère la vision fine, la reconnaissance des formes et des visages. Elle gêne la lecture et l'écriture jusqu'à l'interdire totalement dans les cas évolués. La vision périphérique n'est pas touchée et permet de se diriger et de marcher de façon proche de la normale.

Quelle est la cause de la DMLA ?
C'est une atteinte des cellules de la rétine centrale par diverses substances toxiques liées au vieillissement. Les déchets cellulaires ne sont plus évacués normalement, s'accumulent sous la rétine et se compliquent d'œdème, d'hémorragies et d'atrophie. Les cellules de la macula, les plus exposées à la lumière intense puisque dans l'axe du regard, sont les plus fragiles devant ce processus de vieillissement.

Quelles sont les différentes formes de DMLA  ?
Il existe 2 grandes catégories :
- la forme atrophique ("sèche"), où les cellules meurent par disparition progressive sur une zone plus ou moins étendue, avec perte visuelle lente ;
- la forme exsudative ("humide") qui est un stade de complications avec 
œdème et hémorragies, d'apparition aiguë avec perte visuelle brutale.

Sur quoi agissent les traitements ?
Les traitements locaux agissent uniquement sur les formes exsudatives en luttant contre les vaisseaux anormaux ("néo-vaisseaux").  Les plus efficaces sont les injections locales. Les lasers sont à visée plus palliative et sont actuellement moins utilisés.
Les traitements généraux (suppléments nutritionnels) visent à la prévention mais ne peuvent en aucun cas faire régresser les lésions constituées.
Il n'existe pas de thérapeutique active sur les formes atrophiques.

Comment agissent les injections locales ?
Les injections locales de produits appelés anti-VEGF (=Vascular Endothelium Growth Factor) luttent contre l'apparition des néo-vaisseaux en s'opposant à certains médiateurs chimiques.
Les injections sont réalisées sous anesthésie locale au bloc opératoire et doivent être répétées sur plusieurs mois.
L'injection est indolore. Une surveillance est nécessaire pendant les 24 heures suivantes pour dépister les complications : élévation de la pression oculaire, infection. Ces complications sont rares mais potentiellement graves, justifiant l'accord préalable écrit du patient (cf. fiche de consentement).
Le produit le plus utilisé est 
le ranibizumab (Lucentis®).
Il s'agit d'un traitement coûteux (1297 € par ampoule) prescrit sur ordonnance spéciale et pris en charge à 100% par l'assurance-maladie.

Comment agissent les lasers ?
Il existe 2 techniques laser dans le traitement des DMLA :
- le laser thermique qui cautérise les néo-vaisseaux : indiqué dans les formes très évoluées pour stabiliser les lésions, sans pouvoir récupérer de vision.
- la photothérapie dynamique avec injection de vertéporphine (Visudyne®), photosensibilisant : indiquée dans certaines formes particulières comme celles compliquant la myopie forte ou des maladies vasculaires. Plusieurs séances sont généralement nécessaires sur 6 à 12 mois.
Il s'agit d'un traitement coûteux (1340 € par ampoule) prescrit sur ordonnance spéciale et pris en charge à 100% par l'assurance-maladie.

Existe-t-il des moyens de prévention ?
Les facteurs de risque reconnus sont le tabagisme et l'exposition excessive aux ultra-violets. Le port de verres filtrants dès le plus jeune âge se justifie pour la réduction de ce facteur de risque.
Certains compléments alimentaires visent à diminuer le "stress oxydatif", responsable du vieillissement cellulaire. Ils peuvent être conseillés à l'apparition de certaines altérations du fond d'œil lors de l'examen ophtalmologique de routine.
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