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Ophta83
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DMLA : foire aux questions
Liens utiles : National Institute of Health (USA) (en anglais), Revue Médicale Suisse (en français)
La DMLA conduit-elle à la cécité ?
La
maladie touche la portion centrale de la rétine et altère
la vision fine, la reconnaissance des formes et des visages. Elle
gêne la lecture et l'écriture jusqu'à l'interdire
totalement dans les cas évolués. La vision
périphérique n'est pas touchée et permet de se
diriger et de marcher de façon proche de la normale.
Quelle est la cause de la DMLA ?
C'est
une atteinte des cellules de la rétine centrale par diverses
substances toxiques liées au vieillissement. Les déchets
cellulaires ne sont plus évacués normalement,
s'accumulent sous la rétine et se compliquent
d'œdème, d'hémorragies et d'atrophie. Les cellules
de la macula, les plus exposées à la lumière
intense puisque dans l'axe du regard, sont les plus fragiles devant ce
processus de vieillissement.
Quelles sont les différentes formes de DMLA ?
Il existe 2 grandes catégories :
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la forme atrophique ("sèche"), où les cellules meurent
par disparition progressive sur une zone plus ou moins étendue,
avec perte visuelle lente ;
- la forme exsudative ("humide") qui est un stade de complications avec œdème et hémorragies, d'apparition aiguë avec perte visuelle brutale.
Sur quoi agissent les traitements ?
Les
traitements locaux agissent uniquement sur les formes exsudatives en
luttant contre les vaisseaux anormaux ("néo-vaisseaux"). Les plus
efficaces sont les injections locales. Les lasers sont à visée plus
palliative et sont actuellement moins utilisés.
Les
traitements généraux (suppléments nutritionnels)
visent à la prévention mais ne peuvent en aucun cas faire
régresser les lésions constituées.
Il n'existe pas de thérapeutique active sur les formes atrophiques.
Comment agissent les injections locales ?
Les injections locales de produits appelés anti-VEGF (=Vascular Endothelium Growth Factor)
luttent contre l'apparition des néo-vaisseaux en s'opposant
à certains médiateurs chimiques.
Les injections sont
réalisées sous anesthésie locale au bloc
opératoire et doivent être répétées
sur plusieurs mois.
L'injection
est indolore. Une surveillance est nécessaire pendant les 24 heures
suivantes pour dépister les complications : élévation de la pression
oculaire, infection. Ces complications sont rares mais potentiellement
graves, justifiant l'accord préalable écrit du patient (cf. fiche de consentement).
Le produit le plus utilisé est le ranibizumab (Lucentis®).
Il
s'agit d'un traitement coûteux (1297 € par ampoule) prescrit sur
ordonnance spéciale et pris en charge à 100% par l'assurance-maladie.
Comment agissent les lasers ?
Il existe 2 techniques laser dans le traitement des DMLA :
- le laser thermique
qui cautérise les néo-vaisseaux : indiqué dans les
formes très évoluées pour stabiliser les
lésions, sans pouvoir récupérer de vision.
- la photothérapie dynamique avec injection de vertéporphine (Visudyne®),
photosensibilisant : indiquée dans certaines formes particulières comme
celles compliquant la myopie forte ou des maladies vasculaires.
Plusieurs séances sont
généralement nécessaires sur 6 à 12 mois. Il
s'agit d'un traitement coûteux (1340 € par ampoule) prescrit sur
ordonnance spéciale et pris en charge à 100% par l'assurance-maladie.
Existe-t-il des moyens de prévention ?
Les facteurs de risque reconnus sont le tabagisme et l'exposition excessive
aux ultra-violets. Le port de verres filtrants dès le plus jeune
âge se justifie pour la réduction de ce facteur de risque.
Certains
compléments alimentaires visent à diminuer le "stress oxydatif",
responsable du vieillissement cellulaire.
Ils peuvent être conseillés à l'apparition de certaines altérations du fond d'œil lors de
l'examen ophtalmologique de routine.
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Mise à jour : 20/04/2008