Le
résultat est-il garanti à 100% ?
Non.
Le traitement vise à réduire la dépendance aux lunettes, et 90 à 97%
des patients en sont satisfaits (source : liens ci-dessus). Un
traitement réussi ne signifie pas forcément une vision à 10/10 sans
lunettes, et une correction d'appoint peut rester nécessaire pour
certaines activités (conduite automobile, cinéma, travail sur écran...). Certains cas
nécessitent un complément de traitement pour arriver au meilleur résultat possible.
Le
recul est-il suffisant sur ces techniques ?
La chirurgie lamellaire de la cornée est connue depuis un
demi-siècle, et on connaît ses effets à long terme.
Le laser excimer est étudié depuis le début des
années 1980, et on a eu le temps d'étudier ses effets
tardifs sur le tissu cornéen. Le lasik a près de 15 ans d'ancienneté et est validé,
après des études particulièrement
sévères, par les agences officielles de
sécurité sanitaire comme la FDA aux États-Unis et
l'HAS en France.
Puis-je
être endormi pour l'opération ?
Non, il faut une participation active du patient pour bien
repérer l'axe visuel. De plus, la technique est indolore et
très peu agressive, la lourdeur d'une anesthésie
générale ne pourrait se justifier.
Le
résultat acquis est-il définitif ?
Oui. Les cas de régression tardive sont extrêmement rares. En revanche,
il n'est pas possible de prévoir ni d'éviter de nouvelles modifications
spontanées de la vue plusieurs années plus tard.
La presbytie survient inéluctablement à partir de 45 ans et impose le port de verres pour la vision de près.
L'œil
opéré par lasik est-il fragilisé ?
Non, sauf en cas de
choc tangentiel violent dans certains sports comme la
boxe, le basket-ball ou les arts martiaux. Ces activités peuvent être une
contre-indication et faire préférer une autre technique.
Il n'a pas été observé de problème particulier en altitude
(alpinisme de haut niveau) ni en plongée sous-marine.
Quelles sont les complications possibles ?
Pendant l'intervention peuvent
se produire des
incidents de découpe, des pannes d'appareil ou de logiciel, des
difficultés par insuffisance anesthésique ou particularités
anatomiques. Ces incidents sont généralement bénins et résolus
immédiatement. Exceptionnellement, l'intervention peut être reportée ou
annulée.
Après l'intervention peuvent être observés une
réponse inflammatoire, la migration de cellules
sous le volet superficiel formant un voile opaque
(invasion épithéliale), un déplacement du volet, une sécheresse oculaire importante. Ces situations nécessitent un traitement approprié et compromettent rarement la vision. Le risque infectieux est exceptionnel.
A long terme des déformations
secondaires rares ont été décrites (ectasie cornéenne), avec déficit
visuel important nécessitant un traitement médical ou chirurgical (y
compris la greffe de cornée). Il existe des facteurs de risque
recherchés très soigneusement au cours du bilan pré-opératoire, mais
certains cas semblent survenir de façon imprévisible.
Qu'arrive-t-il
si je dois être opéré pour une autre maladie sur un œil traité par
lasik ?
La question se pose essentiellement pour une opération
ultérieure de cataracte. Le calcul de l'implant à poser
lors de l'intervention de cataracte s'appuie sur un ensemble de mesures
qui ont été largement modifiées par le lasik. Il
est important pour cela de connaître les mesures de l'œil
avant la réalisation du lasik. Elles sont archivées dans
le dossier médical pour tout usage futur, à la
disposition du patient ou d'un autre ophtalmologiste amené
à intervenir.
Y
a-t-il des conséquences du lasik sur d'autres résultats d'examens ?
Oui, sur la mesure de la tension oculaire. Le lasik modifie la
résistance de la cornée aux systèmes de mesure, et
entraîne des valeurs de tension oculaire globalement
sous-estimées. Un facteur de correction est à appliquer,
ce qui est particulièrement important pour le dépistage
et la surveillance du glaucome.
Pourrai-je
ensuite me dispenser de toute surveillance ?
Non. Les problèmes liés à la
fragilité rétinienne chez les myopes demeurent inchangés et
justifient une surveillance régulière, comme avant l'intervention.